Hubert Lenglet

Hubert Lenglet
Chroniqueur essayiste
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Chroniques françaises
au fil du temps

A propos de l’Algérie coloniale

On ne refait pas l’histoire, on la subit; on peut éventuellement la réécrire à des fins de manipulation pour masquer des problèmes qui restent cachés sous le tapis. On peut aussi s’y adapter, façon habile de contourner les problèmes et en atténuer les difficultés.

La colonisation récente européenne est devenue un sujet de choix pour la (auto) culpabilisation occidentale et la vindicte nécessaire pour entretenir récrimination et colère qui aident à masquer d’autres problèmes plus sérieux.

Colonisations et conquêtes font partie du lot de l’histoire depuis bien longtemps. Rome a conquis une partie de l’Europe et de l’Afrique du Nord, occupé la Gaule et rasé Carthage qui lui faisait de l’ombre; ainsi vont les empires. Après quelques siècles de silence vinrent les Arabes qui décidèrent de quitter leur péninsule pour envahir l’Afrique du nord, de l’Egypte des Pharaons à l’agonie jusqu’à l’Atlantique au Maroc.

Sans oublier, entre temps, les Turcs vainqueurs de Byzance et maîtres du bassin méditerranéen pendant plusieurs siècles où ils placèrent entre autre le Bey d’Alger pour faire régner l’ordre du sultan.

Enfin, vinrent les Français et “la Conquête de l’Algérie”sous le très maconnique Second Empire. Conquête qui ne s’est pas faite pour une paire de claques, mais pour faire cesser des siècles de razzia barbaresque sur les côtes de France à piller, ravager et enlever femmes et enfants pour le marché aux esclaves de Tunis et d’Alger. Ainsi est l’histoire.

Votre serviteur a tenté d’y voir plus clair afin d’essayer de rétablir une relation naturelle et apaisée entre voisins et colonisés, dans sa “Lettre aux Algériens” publiée en auto-édition sur son site personnel hubertlenglet.fr.

La colonisation de l’Algérie s’est faite sur une méprise. Méprise détestable d’un pouvoir maçonnique plein d’orgueil et de supériorité dans ses “devoirs de civilisation des races inférieures”!

Méprise des colons venus développer un territoire qui n’était pas le leur sans qu’ils en aient conscience.

Méprise d’une république maçonnique athée et anti catholique qui transmit aux indigènes ce dont ils ne voulaient pas sans pour autant vouloir en faire d’authentiques Français.

Dès 1905, Charles de Foucauld, relevait ces fautes et ces incohérences, en prédisant que “si les Français continuent à se comporter ainsi avec l’indigène, nous serons chassés d’Algérie avant cinquante ans”. 1905/1955, prédiction exacte. Il nous expose en détails les causes d’une fracture irréparable qui mènera à une séparation brutale et douloureuse.

La France n’a pas su (ou voulu) transmettre le meilleur d’elle-même, sa véritable identité chrétienne et catholique en cherchant à se concilier les esprits et les coeurs.

École publique de garçons en Algérie
École publique de garçons en Algérie

Méprise en organisant l’école, à laquelle les petits Arabes n’étaient absolument pas préparés, qui va préparer des légions de “déclassés” formés à la culture française (nos ancêtres les Gaulois!) mais bloqués à l’accès à la société française “elle prépare ainsi un grand nombre de déclassés, qui seront demain des désabusés, après-demain des ennemis irréconciliables de l’autorité française” (sic). L’immigration arabe d’aujourd’hui! Propos confirmés par le Gouverneur général Jules Cambon, à la fin du dix-neuvième siècle.

Méprise en transmettant des notions maçonniques fallacieuses de liberté et d’égalité totalement hermétiques aux indigènes musulmans, si ce n’est toxiques dans le (meilleur) des cas pour former les pires ennemis de la France.

Méprise en favorisant sans cesse l’Islam, dont la chrétienté est l’ennemi de toujours, aux dépends du catholicisme national honni du pouvoir “Notre culte est le seul qui soit reconnu par l’Etat français” constate le grand mufti d’Alger. Déjà il y a cent ans, laïcité à deux vitesses, pro islam, et anti catholique!

Favoriser l’Islam qui conduira à l’islamisme, première grande épreuve de la jeune nation algérienne.

“Vous avez détruit le christianisme, vous aurez l’Islam” (sic), puis l’islamisme!

Méprise jusqu’aux derniers jours, où même le Général se méprit (ou trompa?) Algériens et Français dans une utopique Algérie Française dont personne ne voulait (d’une réelle communauté Français/Arabes).

Pas de manichéisme dans cette aventure, l’histoire tout en noir n’existe pas. La France a bien mérité de l’Algérie; à chacun de se faire honnêtement son opinion.

Seule demeure la vérité, confirmée et confrontée à l’expérience des faits réels sur le terrain.

Les pieds-noirs ont fondé une nation à leur insu, se croyant chez eux à fonder une Algérie française. Ils y donnèrent tout leur cœur, toute leur énergie et tout leur argent. Le colon esclavagiste est un mythe que le lecteur curieux et honnête s’emploiera à démonter sans beaucoup d’information. En revanche, les pieds-noirs, dans un  très grand effort historique s’efforcent de nous éclairer sur la réalité de l’Algérie française. A chacun d’aller voir sur www.piedsnoirs-aujourdhui.com ou  www.www.cerclealgerianiste.fr la réalité française d’avant l’indépendance.

En plus de fonder une nation, les pieds-noirs, ont bâti la maison, équipée et meublée de fond en comble pour se faire virer le dernier jour en laissant tout derrière eux. Routes, ports, chemins de fer, ponts, barrages, hôpitaux, écoles, universités, institutions et organismes de toutes sortes qui n’existaient pas avant, et que l’indigène était incapable d’exploiter ou d’entretenir.

Non, les Français n’ont pas pillé l’Algérie, mais on ne fera pas voir celui qui ne veut pas voir, ni entendre celui qui ne veut pas entendre.

Oui, l’Algérie était un gouffre économique qui le serait resté et les Algériens auraient eu intérêt à conserver cette situation; ils en ont, légitimement, décidé autrement.

Nos pleurnicheurs des DOM-TOM se gardent bien de sauter le pas de l’indépendance, la soupe est trop bonne!

“Un pays conquis par les Arabes tombe en ruine” ignoble citation que votre serviteur n’assume pas, mais venant d’Ibn Khaldoun (historien d’origine arabe au XVème siècle de notre ère) et que beaucoup connaissent. Sans désir aucun de salir, mais d’exposer les choses, les mots prononcés et les analyses effectuées dans le seul but de nourrir l’histoire et de cerner la vérité. Le chercheur curieux pourra en trouver tant et tant d’autres plus ou moins agréables,  seule compte la vérité.

Quelle est la vérité de l’Algérie d’aujourd’hui après cinquante ans d’indépendance? Sans masque, sans honte et sans jugement.

Une démographie hors de contrôle (issue de “l’occupation française”?) obère gravement une situation économique bien périlleuse aujourd’hui. Les richesses du temps des Français ont disparu, le pétrole trouvé par les Français s’épuise et la rente avec, que reste-t-il?

Des millions de ressortissants “réfugiés” en France, les Français abominables exploiteurs ne sont pas rancuniers!

Il appartient aux Algériens de faire leur choix, avec, sans ou contre la France. Choix que les Français assumeront, quel qu’il soit, mais qui doit être fait sous peine de dilution de l’Algérie dans le ressentiment, le désordre, et l’effondrement.

Les Gaulois, jadis, ont fait le choix de l’intelligence. Ils ont accepté le conquérant romain qui “les ont trouvés de terre et de boue, et les ont laissés de pierre et de marbre”. Jules César a mis au berceau la future nation française, baptisée cinq cent ans plus tard avec Clovis à Reims, premier roi Franc.

Qu’est-ce alors que cinquante ans ? Quelle aventure, quelle gloire et quel enthousiasme d’avoir à forger une nation dans un pays qui est le sien (et sa propre terre est toujours magnifique), avec les apports antérieurs de l’histoire, bons ou mauvais dont on ne peut se défaire mais qu’il faut savoir habilement utiliser.

Afin de plus tard, retrouver une entente pacifiée et réconciliée sur les bords de “mare nostrum” avec des cultures et civilisations différentes mais amicales.

C’est le plus beau souhait que chacun peut formuler pour la France et l’Algérie.

Hubert LENGLET

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