Hubert Lenglet

Hubert Lenglet
Chroniqueur essayiste
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Chroniques françaises
au fil du temps

Pourquoi l’Occident s’effondre-t-il ?

Chacun peut observer cette fin d’année 2023 comme la fin d’une période de notre monde, qui semble à la veille d’un très grand bouleversement de l’ordre mondial.

Notre Occident, maître du monde depuis plusieurs siècles a-t-il brûlé ses heures de gloire ? Qui peut en douter, même nous, l’homme blanc occidental, depuis le spectacle de nous-mêmes que nous offrons au monde depuis tant de décennies ?

Des violences, des dérives et des excès propres à notre monde occidental que l’on ne retrouve pas dans les autres communautés ou nations.

Tous, selon l’hypothèse que je propose au lecteur, liés de près ou de loin au sexe et à la sexualité, et que l’on ne trouve pas ailleurs, marqués et caractérisés, comme ils le sont en occident.

J’oserais tout d’abord lier la guerre, première des violences internationales, à l’agressivité de nos dirigeants, en soi exemplaire, dont le lecteur pourra facilement convenir du caractère particulièrement appuyé de celle-ci, en matière de violence et d’agressivité, en ce qui concerne les mœurs souvent caractérielles et en opposition ouverte avec les bonnes mœurs, us et coutumes, de l’Occident chrétien traditionnel. En opposition ouverte avec le décalogue, fondement de notre civilisation.

La liste est longue, de ce que les différents pouvoirs et dirigeants de nos pays ont imposé à nos sociétés depuis au moins deux cents ans. Avec une très notable progression au fil du temps vers la transgression et le hors norme, toujours en opposition avec le sens commun et contre le consentement éclairé des citoyens.

À commencer par le divorce, bien que n’étant pas une exclusivité occidentale, qui s’oppose à la plupart des traditions de nombreuses civilisations qui nous côtoient.

Une réflexion fine, en dehors des apparences sociales que l’on donne de cet événement, permet de penser tout naturellement qu’un des actes les plus importants de notre vie humaine est très probablement impliqué dans chaque drame du divorce. La sexualité et le sexe son vecteur.

Un cran supérieur est franchi en 1968, avec la révolution des mœurs imposée en filigrane, qui porte en secret l’avortement, la pilule, la contraception, l’abaissement de la majorité civique, la suppression de l’autorité paternelle, la facilitation du divorce, la légalisation de la pornographie, tout cela ressemblant fort à quelques planètes qui gravitent autour d’un même pôle que serait la sexualité. Dans un mouvement brutal d’abandon de la pratique catholique française.

Peut-on imaginer, également en filigrane de cet axe de la sexualité, le féminisme et la féminisation des mœurs, la perte de la virilité de la conscience masculine occidentale “Vous n’avez plus de héros, vous ne mesurez plus les hauteurs du courage” (sic), dénoncé à la fin du XIXᵉ siècle.

Toutes ces étapes n’ont malheureusement en rien participé au bien commun et à l’intérêt général auxquels seraient tenus nos dirigeants. Mais plus certainement à la subversion et à l’abrutissement des populations dans un but affiché de servitude morale, sociale et économique.

Libéralisme, féminisme, homosexualisme, genrisme, mariage pour tous, GPA et autres sont les armes imparables de cette machination ourdie contre notre civilisation occidentale.

Le mariage pour tous vient en apothéose, avec les idéologies LGBT, du genre et celle de “l’éveil” (woke), la sexualisation de l’enfance, semer le chaos dans les familles qui sont le rempart civilisationnel de nos nations. La corruption des mœurs s’organise fébrilement aux plus hauts niveaux du monde politique avec la pédocriminalité, puis la banalisation de l’inceste, quasiment institutionnalisés encore de façon clandestine avant les coups de boutoir législatifs qui se préparent.

L’internet n’est pas en reste avec la pornographie sans retenue, les blogs permissifs qui débattent en toute impudeur des problèmes les plus privés et les plus intimes, la plupart directement liés à la sexualité, dans un climat d’érotisation générale, qui consiste à centrer toute vie personnelle sur les relations et l’acte sexuels débridés. Et sous de vains et hypocrites prétextes de bien-être et d’épanouissement personnels. Dont on ne voit pas vraiment les résultats dans nos sociétés de plus en plus cloisonnées, anxiogènes, dépressives et agressives. Dans un cycle infernal d’échecs et de mal-être relationnels. Tout cela tournant bien sûr en boucle autour de la sexualité, culminant dans un rejet général de l’enfant et de la maternité vus au mieux comme un superflu évitable, au pire comme une nuisance pour la planète dans un délire écologiste suicidaire autodestructeur.

Autodestructeur! La femme blanche féministe détruit-elle l’homme blanc ? L’homme blanc a-t-il perdu abandonné sa place de chef, chef de famille, chef de la nation ? Sont-ils détruits de l’extérieur, par des forces ou des groupes acharnés à la destruction de l’Occident ? Que nous révèle le spectacle de la société blanche occidentale qui veut s’imposer en modèle ?

Le lecteur de ces lignes se sent-il détruit ou accompli, perdant ou gagnant d’une fausse ou vraie révolution sexuelle qui étouffe ou sublime sa vie personnelle ? Ces questions sont-elles réellement liées à l’effondrement de l’Occident ? Doivent-elles être repensées de fond en comble ; qu’est-ce qui pèche profondément sur ce sujet, est-ce bien le cœur de la question ?

Tout cela dans une civilisation ex-chrétienne dont les valeurs et les croyances actuelles sont aux antipodes de la société catholique française depuis deux mille ans.

Quel rôle tient l’Église dans ce naufrage que nous vivons en direct et quelle responsabilité a-t-elle ? L’Église ou le clergé ? L’Église a ses dogmes, le clergé ses règles et ses pratiques qui évoluent ou s’adaptent avec le temps ; et qui pratique depuis longtemps le ralliement avec le monde. Avec un clivage de plus en plus douloureux entre la théologie morale sexuelle et les mœurs du temps, confrontés dans un conflit qui semble insurmontable. Est-ce la vraie question, quelle est la vraie réponse ?

Questions ouvertes qui risquent d’interpeller bien des lecteurs. Sans risquer d’affirmer que le sexe et la sexualité ne sont pas un détail scabreux de notre civilisation, qui heurte la décence, mais, au contraire, “l’Origine du monde” si bien décrite, que notre société occidentale n’aurait pas traitée de la bonne manière ? Est-ce seulement la bonne question ? Quelle est la bonne réponse ?

Que faire, doit-on totalement repenser notre rapport à la sexualité ? Sexualité conjugale uniquement reproductive ou autre ?

Le clivage, la fracture de l’Occident ex-chrétien avec le reste du monde ne peut plus être ignoré, ni contesté. Reste du monde qui revendique son identité propre en se détachant avec énergie de l’influence “colonisatrice” de l’homme blanc et des toxines “démocratiques” qu’il veut inoculer de force au reste du monde. Reste du monde, dont la sexualité ne semble pas avoir l’influence et le pouvoir que nous subissons chez nous.*

Hubert LENGLET

CQFD* (ce qu’il fallait démontrer)

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