Hubert Lenglet

Hubert Lenglet
Chroniqueur essayiste
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Chroniques françaises
au fil du temps

Les multiples fautes de la Russie ?

« La notion de représailles, en tant que telle, est absente du folklore russe »
Anna Zhdanova

« L'homme européen est motivé par la volonté et l'intelligence.
Le peuple russe est surtout guidé par le cœur et l'imagination »
Ivan Iliyin

Parler des fautes de la Russie, voilà des propos bien présomptueux et à rebours des opinions souvent excessives qui occupent les médias. Que le lecteur me permette de formuler quelques questions sur un sujet qui domine l’actualité et nous conduit sans doute vers un basculement en profondeur du monde que nous vivons aujourd’hui.
Pepe Escobar rappelle à très juste titre « l’ambiguïté stratégique de la Russie » (sic), comme « les retombées de nos propres erreurs commises à différentes périodes » confirmé par Vladimir Poutine lui-même dans son étude de juillet 21 sur les Russes et les Ukrainiens.

Sans omettre tout de même au préalable les immenses succès du sieur Poutine qui lui valent tant de haine, que sont sa venue aux commandes en libérateur en 1999, la guerre de Tchétchénie, la soumission des oligarques, l’intervention en Syrie comme en Ukraine qui chaque fois sauvèrent la Russie d’une mort ou d’un chaos à venir tout aussi certains. Et la résurrection économique en cours.
Autant d’échecs de ceux qui veulent « l’effondrement économique » (sic) de la Russie avec rage.

Tout d’abord, il y a deux armes invincibles contre lesquelles la Russie ne pourra jamais rien, qui sont le mensonge et la haine. Et qui situent le combat dans un monde existentiel et civilisationnel de la vérité contre le mensonge, de l’amour contre la haine, et de la vie contre la mort. Combat qui ne peut se conclure que par la disparition totale d’un combattant…delenda est.
Combat dans lequel la Russie se trouve visiblement très maladroite. Mal mesurer cette violence n’est-ce pas une première faute ?

Peut-on imaginer vaincre un ennemi sans connaître et employer ses codes ? Surtout un ennemi aux mœurs mafieuses, ultra-violent, qui ne raisonne qu’en termes absolus de soumission ou de mort ?
Credo du camp anglo-américain qui proclame depuis des décennies sa haine inexpiable de la Russie, du monde et de la civilisation russes et leur refuse le droit même à l’existence et à la vie.
La Russie ne semble pas avoir assimilé totalement cette idéologie satanique du refus même de la vie opposé par une oligarchie mondialiste à un autre peuple.
N’est-ce pas pécher contre l’estime de soi, la fierté, l’honneur, que d’accepter des sanctions illégales, illégitimes et injustes qui vous posent en coupable subalterne et valident votre position d’individus et de nation inférieurs, voir de sous-hommes ? Qui veut du respect s’en procure.
Mais pas en livrant servilement votre persécuteur de biens indispensables qu’il ne trouve pas ailleurs.
Est-ce bien raisonnable de se poser en coupable légitiment sanctionné, par des voyous sans foi ni loi autres que la violence la plus brutale ?

Un pays comme la Corée du Nord a réglé son problème de façon durable et très solide, aucun contact avec ceux qui veulent vous tuer . Et le doigt sur la gâchette ! Une autre politique est-elle sensée ? L’absence totale de relations ne serait-il pas le meilleur gage de paix ?
Est-il avisé, intelligent d’entretenir des relations avec des groupes pour qui le droit ne sont que des règles que l’on vous impose sans jamais les respecter soi-même ? Relations qui ne sont qu’un moyen de vous nuire en toute occasion et par tous les moyens les plus illégaux et tordus ?
Est-il intelligent et sensé de s’obstiner dans un juridisme absurde dont l’ennemi n’a que faire, dans des organisations inféodées à l’ennemi dans un but de conflits permanents ?
Est-il sensé d’entrer dans une logique de négociations qui ne sont qu’un élément de guerre parmi d’autres ? Et dont l’ennemi à déjà avoué de multiples fois que ce sont aussi des outils de guerre.

Jouer la partie selon les règles que vous impose l’adversaire vous pose en situation d’inférieur , hors de la «communauté internationale organisée selon des règles ». Celui qui fixe les règles conduit l’action. Action qui conduit à des sanctions contre le participant indocile. Le dominé justifie ainsi sa position d’esclave, de sous-homme ou de sauvage qui ne mérite pas de vivre.

Est-il raisonnable, sensé, de parler de collègues ou de partenaires, de ceux qui vous mentent sans cesse, trichent, volent et tuent en appelant à votre mort et à votre destruction ?
De faire « comme si », en sachant que c’est soi-même le seul dupé ?
Ne jamais oublier : « Être l’ennemi des Américains est dangereux, être son ami est fatal «  .

Est-il raisonnable de s’illusionner dans un combat sans fin qui ne vise qu’à vous épuiser par des mercenaires ou des vassaux remplacés à chaque combat ? De laisser des norias de navires livrer des millions de tonnes pour tuer toujours plus de soldats ukrainiens et russes, tous slaves et pas tous fanatisés ?
Un conflit remplaçant l’autre ; le nazisme ne s’éradiquera pas, sans cesse renaissant dans de nouveaux foyers, parfois les plus surprenants ou paradoxaux ! Les foyers sont réactivés partout en Europe. Il faut tuer le Russe ! Pour dénazifier, il vous faudra aller à Berlin, à Mons, à Londres, à Toronto, à Washington, maintenant Jérusalem ? Bonne chance !

Est-il logique et intelligent de persister dans un juridisme débile en participant à des organisations internationales qui ne sont que rouages du système mondialiste, ONU, OMS, CEDH, Unesco, CIO, tant et tant, dans le sport et ailleurs qui n’ont plus pour but que de nuire et faire chuter la Russie ?
Il est temps de quitter l’ONU et de refonder une véritable Société des nations de jadis, multipolaire, pacifique, équitable et équilibrée entre tous, et sous la domination d’aucun. On peut garantir un immense succès de com’ à la Russie le jour où elle claque la porte de l’ONU en coup de théâtre, et gager que l’assemblée se vide rapidement de très nombreux membres ! Courage et audace !
Échec et mat ! Oser oser, voilà la question !

Est-ce une faute d’avoir laissé Maïdan sans réagir, laissé s’armer l’Ukraine et persécuter le Donbass pendant huit ans et 14 000 morts sans défense ; est-ce une faute de ravager l’Ukraine et faire 500 000 morts et plus, de jeunes plus ou moins innocents d’un pays qui n’est qu’un pion sur un échiquier ?
Tandis que le joueur jubile bien au chaud devant son échiquier ! Où est la justice ?
Est-ce une faute de laisser la Syrie ruinée et pillée impunément de son pétrole au vu et au sus de tous toujours par les mêmes assurés de l’impunité de leur vol ? Pourquoi, à côté de l’armée russe ?
On sent un complexe profond de vassalité.

Le maffieux ne connaît que le prix de son propre sang et ne peut être vaincu que par sa propre mort.

Doit-on traiter la cause ou la conséquence d’un problème ? L’auteur ultime ou l’acteur final ?
Est-il raisonnable de laisser dormir tranquille quelques dizaines de Maîtres du monde qui sèment le chaos sur terre ? le premier qui sera énergiquement empêché de nuire fera rapidement réfléchir les autres…Est-il raisonnable de toujours voir les multiples symboles de l’État profond  provoquer orgueilleusement le monde ? Tant qu’ILS ne verront pas chez eux les multiples champs de ruines qu’ils laissent partout ailleurs, le monde ne connaîtra pas la paix.
Une seule cible, un seul de ces démons à terre les feraient réfléchir. Otan, Fed, CIA, Capitole, Maison blanche, Pentagone, toujours debout, où est le problème ? Ça fout la trouille ?
Le lecteur saura compléter les multiples exemples d’incohérence, de naïveté, de laisser-faire ou de passivité qui peuvent heurter nos esprits occidentaux. Les murmures ne sont pas loin, pourquoi une telle impunité ; la Russie timorée, pusillanime, complice par faiblesse de ses propres tourments ?
N’est-ce pas révoltant de voir ces conférences impunies organiser doctement la mort de la Russie ?

Tous ces mois de campagne, que se passe-t-il ? Il ne se passe rien ? On pronostiquait cinq jours pour arriver à Kiev ; Donetsk toujours sous les bombes, on murmure, on s’interroge. Le doute instille le poison.
Le gouverneur Kadyrov lui-même s’interroge, le mystère s’épaissit, on ne sait rien et ne voit pas grand-chose, des ruines et des morts, l’ennemi qui s’acharne, plastronne et crache sa haine chaque jour davantage. Que faites-vous ?

Et la Russie ne connaîtra jamais la sécurité définitive, sans l’honneur de terrasser « la Bête » et de sauver le monde dont elle reste le seul protecteur, comme en attestent les assauts qu’elle subit depuis si longtemps.
La douceur et l’amour du prochain poutiniens ne peuvent s’appliquer à un combat titanesque du bien contre le mal. Serait-ce la faille de Poutine ?
La Russie et le pouvoir en place en ont-ils bien conscience ?
Ne pas empêcher le mal que l’on pourrait empêcher, c’est assurément une faute qui nous frappe tous. Laisser accomplir un génocide sans réagir, des fous furieux agir impunément, imposer une halte au feu, tant d’indifférence et d’inaction éveil la colère ; est-ce une faute ou délibéré ?

N’est-ce pas une faute que de pousser au-delà de la raison des espoirs dont on sait pertinemment qu’ils ne sont que ruses, fourberies et manœuvres pour toujours épuiser le rebelle ? Pour un ennemi qui ne comprend que la violence la plus forte, son propre sang qui coule ou la mort qui lui souffle au visage ? Quand on a décrété votre mort, toute victoire n’est que report illusoire.
Tant que les auteurs de ces décrets de mort seront en vie, nulle paix à espérer. Banquiers, politiciens, militaires ou oligarques sont les vrais et ultimes responsables du chaos qu’ils maintiennent pour le prix de leur puissance et de leur domination sur le monde.
Tuer ou être tué ? Mourir ou tuer pour son pays ? Quelques centaines de noms à « neutraliser » suffiraient à pacifier le monde. Chacun de nous peut faire la liste. Le peuple russe n’est pas dans cette logique !

Le plus dur reste sans doute à accomplir ; mettre fin à l’Empire du Mal aux abois et souhaiter que Poutine réalise enfin ses promesses de terrasser le dragon anglo-mondialiste par des coups définitifs qui pourraient nous façonner un nouveau visage du monde.

…..delenda est !.. Qui complétera la sentence ?

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